NOUVEAUTÉS

 



Tant de soleils dans le sang

Un récital avec Pedro Soler

Un livre accompagné d'un DVD
et de sept poèmes-tracts avec Ernest Pignon-Ernest

Alphabet de l'espace, 2008



www.alphabet-espace.fr


Sur les pas des cavaliers

photographies d'Alain Buu

textes extraits des Cavaliers de Joseph Kessel

prologue d'André Velter





Midi à toutes les portes
Gallimard
20 avril 2007

De Bénarès à Bagdad, de Séville à Surabaya, de Charleville à Chengdu, de Kaboul à Kathmandou, de Louxor à Lhassa, de Makassar à Malacca, d'Islamabad à Jérusalem, de Delhi à Doha, de Paris à partout, la route semble sans fin quand le voyage est devenu l'aimant de la vraie vie. Ce n'est pas là courir le monde, mais choisir un destin sans balise ni appartenance.

Frontières abolies, révoltes revivifiées, émerveillements partagés, on voit ainsi midi à toutes les portes, tout en expérimentant joyeusement le kôan zen : À esprit libre, univers libre ! Car c'est toujours l'heure de partir à l'aplomb du soleil, droit devant, n'importe où, avec lardent désir de s'en aller pour de bon trafiquer dans l'inconnu.


A.V.


 

Poésie / Gallimard
février 2006


L'amour extrême
et autres poèmes pour Chantal Mauduit


En mai 1998, sur les pentes du Dhaulagiri, une avalanche a tué l'alpiniste Chantal Mauduit, "la fée des glaciers" et la première femme à avoir gravi, sans oxygène, six sommets de plus de 8000 mètres. André Velter l'aimait. D'où Le septième sommet, L'amour extrême et Une autre altitude, trois recueils nés d'un "cœur dévasté". Trilogie pour escorter la peine, garder "force de mots" et se montrer digne surtout de cette "amante éperdue perdue". Car même "au combe de l¹accablement", il reste la magie des mots, leur pouvoir de mémoire, et la beauté d'une âme à jamais envoûtée.

Ce volume réunit trois recueils parus dans la collection blanche :
Le septième sommet en 1998, L'amour extrême en 2000 et Une autre altitude en 2001.

 


La Seine des photographes
Vue par André Velter

 

Gallimard
Février 2006

Où que l'on soit au monde,
quand on ferme les yeux pour penser à la Seine,
c'est aussitôt Paris que l'on voit...


 

Memento Mori chante
"Les gisants d'Astana" d'André Velter

lesmementomori.com


Ciels

Les ciels vus du ciel

Photographies d'Olivier Dassault

Texte d'André Velter

Cercle d'Art
2005

Le seuil est au-dessus des nuages.
Nous entrons pourtant sans effraction,
portés par une aile imprévue
qui révoque toute pesanteur,
et se tient d'emblée en altitude.


TANT DE SOUFFLE QUI TANGUE

Après « les voix volées » et « les mélodies sèches » du Grand Passage. Les guitares saturées de Ça cavale. Les accords-blues de L’Arbre-Seul plaqués par « le crooner des amours mortes ». Après les rythmes chahutés par Chet Baker, « le feu vide où ça chante » et les « chevilles folles » de La vie en dansant, le phrasé singulier et swingué de ces chansons parlées s’élève comme sur la lancée. Il y a de l’insolée saudade, du poème poing levé et de la vie en douce dans cette voix solitaire qui, à la manière de Leonard Cohen, parle sans déchanter.
« Je fais tourner le globe et garde la tête chaude » écrivait le poète des Planisphères. Dans Décale-moi l’horaire, c’en est fait de l’alexandrin rimé. Le parolier n’a pas déserté les marges du monde ou les replis du temps mais changé de tempo. Les mots ne se disent plus au feeling sur la vague des musiques. Mais viennent en résonance. S’emparent des sons pour achever la partition.
Ainsi quatorze titres sont nés « d’un air de sax » ou des échos d’une fanfare, sortis des notes sombres d’un clavier ou d’une envoûtante valse composés par Jean Schwarz. Textes assurément décalés en ces temps de paroles maigres. Chansons en partance réchappées du destin. Avec clins d’œil shakespeariens, refrains shivaïtes et « désirs jetés aux étoiles » à l’ombre des guinguettes.
En avion, entre Paris et Montréal, André Velter avait déjà noté : « Ce que je cherche ? Couper les ponts, échapper à ce qui lie et relie, sortir définitivement du cadre sans déserter la vie. » Tentation forte qui s’incarne aujourd’hui dans cet album inclassable. Avec en plage 4, la trop courte minute trente d’un insolite slow de l’automne. Et en plage 14, l’exaltante litanie de derviche, intitulée « quel royaume », que l’on ne peut s’empêcher d’écouter en boucle.
Tel est ce disque qui se joue des fuseaux horaires. Pour enfin remettre les pendules à l’heure.


"Le troisième souffle", préface à François Cheng, À l'orient de tout
Poésie
/ Gallimard, 2005
lire la préface

AU CABARET DE L' ÉPHÉMÈRE

poèmes et chansons parlées

Gallimard
2005

Peut-on jouer l'espace contre le temps ? S'inventer un univers plus libre pour contrer des saisons sans cesse plus meurtrières ? C'est le pari de ce livre pareil à un voyage qui partirait partout et n'en reviendrait pas. Errance qui décalerait les méridiens, les habitudes, les pensées, les vies toujours à l'heure, qui changerait le tournis du monde en danse de derviche, avec frénésie et ferveur, vertige et jubilation, dans le sillage ou le souvenir de villes traversées, d'océans et de déserts franchis comme autant de zones d'insomnie... Au Cabaret de l'éphémère, on aime le présent, infiniment. On est dans la résonance active des quatrains d'Omar Khayyam, mais en improvisant une poésie au long cours qui met en voix ses poèmes et ses chansons parlées, une poésie qui, en toutes circonstances, ne manque pas de tenir parole.


Zingaro suite équestre

&

Un piaffer de plus dans l'inconnu
dessins d'Ernest Pignon-Ernest

2005

Sur la peau d'un monde rétréci, livré aux lois sinistres des sédentaires, l'aventure Zingaro s'impose comme un défi exaltant, fabuleux, irréductible aux nouvelles normes planétaires. Cette tribu venue de nulle part s'est choisie aussi bien ses ancêtres que ses rites, ses légendes que son mode de vie, avec pour seule mystique et seul viatique l'amour des chevaux.
Cette insolence originelle, en tous points cavalière, a fait du Théâtre équestre mené par Bartabas une entreprise sans autre exemple qui allie révolte et maîtrise, effort et liberté, fureur et quête spirituelle. C'est ce parcours de rupture radicale qui est célébré ici, tant la poésie vécue est indissociable, pour André Velter, d'un engagement physique, éthique et esthétique : précisément ce qui est à l'œuvre chez Zingaro.
Rythmé par des dessins d'Ernest Pignon-Ernest, ce livre évoque tous les spectacles du centaure d'Aubervilliers. Il s'agit d'une édition nouvelle, considérablement augmentée, qui reprend également Un piaffer de plus dans l'inconnu, véritable "manifeste de la poésie équestre" donné au cours de la soirée inaugurale de l'Académie des Arts Équestres de Versailles.



Un outil
dont notre main privée de mémoire
découvrirait à tout instant le bienfait,
n'envieillirait pas,
conserverait intacte la main.

René Char

LE LIVRE DE L'OUTIL
Marie-José LAMOTHE & André VELTER
photos de Jean Marquis
Messidor 1976
Réédition Phébus 2003

Publié il y a un quart de siècle dans un concert d’éloges où se rejoignaient Bernard Pivot et René Char, Le Livre de l’Outil était depuis longtemps considéré comme un classique de l’art… mais un classique fantôme qu’on ne trouvait plus que chez quelques libraires d’ancien. L’éditeur d’origine ayant disparu, et les films d’impression n’ayant finalement jamais pu être retrouvés, on a dû faire appel ici à la technique de pointe du scanner pour regraver la totalité de l’ouvrage à partir des planches imprimées de l’édition originale… pour en tirer (les premiers essais d’impression le prouvent avec éclat) une édition plus luxueuse encore que la première.


Caravanes 8

REVUE ANNUELLE DE LITTÉRATURE

dirigée par André Velter

directeur de publication : Jean-Pierre Sicre

novembre 2003


La traversée du Tsangpo
Jean Schwarz - Tenzin Gönpo - André Velter
CD Célia Records, Élios Productions & la Compagnie Tshangspa
Éditions Thélème.



La faute à qui
Valérie Rouzeau - André Velter - Philippe Leygnac
CD Élios Productions & les Éditions Thélème.


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