Midi
à toutes les portes De Bénarès à
Bagdad, de Séville à Surabaya, de Charleville à Chengdu,
de Kaboul à Kathmandou, de Louxor à Lhassa, de Makassar
à Malacca, d'Islamabad à Jérusalem, de Delhi à
Doha, de Paris à partout, la route semble sans fin quand le voyage
est devenu l'aimant de la vraie vie. Ce n'est pas là courir le
monde, mais choisir un destin sans balise ni appartenance.
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Parfois je ne
sais quel écho répondre à qui m'appelle.
Messagers d'un message à venir, il est des poètes arpenteurs
d'une migration à naître.
Pour ceux-là les mots ne peuvent être des leurres.
Ils incitent, ils engagent, ils jettent sur les routes.
C'est alors que vous parle, et le silence cesse d'être
une blessure blanche.
Qui sait la couleur du ciel qui nous habite ?
Il n'y a là ni bleu, ni blues, mais souffle à fleur de feu.
Soleil encore
sur le chaos du monde.
Soleil toujours soleil, et qui nous reste à vivre.
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