![]() LA VIE EN DANSANT
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Comment se
peut
Jouer le ciel Pour moins que rien De noir destin Tout est si
fort Tout est si
gai Fleurs de ce
temps
© Elke Hesser/Retna |
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En poche, je garde sous le poing un mémento qui est moins qu'un viatique et à peine un pense-bête. Il dit : La poésie ne peut
être coupée ni du sacré ni du réel. |
LE
CALLIGRAPHE DU VIDE
poème lu par André
Velter
(extrait de Jérusalem
2000)
FRESQUE ET FEU
Tu as mis un brasier dans les pierres
avec tes mains de cendre
et cela bat comme un coeur de spectre
en mal de traversée.
La vision ne tient pas du miracle
mais d'une enfance de l'art
si soudain dépouillée en nos âmes
que nous sommes déroutés,
repris en flagrant délit de vivre
au hasard de nos traces
le long de ce jour le jour qui tue
sur le scalp du vieux monde.
L'autre côté double les étoiles
partout ce n'est que ça
la poussière de notre corps divin
laissé à la famine,
et puis l'autre de l'autre s'en vient
ressusciter le rite
d'un visage aimé à l'infini
quand tout serait passé.
C'était ainsi ce trou de mémoire
sur le mur incendié,
clairière d'un éternel départ
avec secrète escorte
de désirs et d'absences.
La vie en dansant |
![]() © Anne P. |
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