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L'amitié a parfois des improvisations libres qui ne sont pas sans suite. Un 12 avril au soir, chez Zéno Bianu, est née l'idée de réaliser une revue secrète, à périodicité aléatoire, qui serait résolument hors de tout commerce et dont les sommaires ne regrouperaient que quatre noms : Bianu, Borer, Sautreau, Velter. Le titre, Les Cahiers de Zanzibar, s'est imposé puisqu'il désignait ce lieu toujours à l'horizon de Rimbaud, cet "ailleurs" espéré auquel il ne devait jamais aborder. Par un étrange concours de circonstances, cette complicité se défiant de tou écho public sortit soudain de l'ombre au cours de deux soirées magiques au Petit Odéon, les 2 et 3 décembre 1992. Nous nous étions munis pour l'occasion de petites enclumes et de marteaux afin de battre l'or de Zanzibar promis dans l'intitulé : un or qui comme chacun devait le découvrir était la poésie-même, avec sa part revendiquée d'oralité et de musique. Les Cahiers de Zanzibar
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